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Fermer Face aux dépendances, le savoir-faire de la PNL

L'auteur - La démarche de Michel en alcoologie

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Je suis psychothérapeute, psychomotricien et Enseignant certifié en Programmation Neurolinguistique et travaille depuis plus de 25 ans dans le champ des addictions, récemment baptisé officiellement « Addictologie ». Je partage mon temps, au gré des circonstances, entre les psychothérapies individuelles et en groupe, la prévention, la formation et la recherche. J’exerce ces activités en France, en Outre Mer et de plus en plus à l’étranger, notamment au Québec, en Tunisie, en Belgique, au Pérou et bientôt au Nicaragua.

Après avoir exercé avec des enfants, c’est le hasard qui m’a conduit à travailler comme « alcoologue » dans un petit centre de cure destiné alors à aider les « alcooliques » à s’en sortir selon une méthode d’inspiration québécoise importée en France par le Docteur Daniel Champeau et Daniel Gueguen, tous deux décédés aujourd’hui.

Les mots alcoologue et alcoolique ne recouvraient pas grand chose pour moi. Mon bagage universitaire médical et psychologique et ma formation psychanalytique ne me donnaient aucun moyen pratique pour aider « ces gens là », les « alcooliques », dont on me disait que ce sont des « malades » qui ne veulent pas reconnaître leur « maladie ». Je savais bien qu’avec un minimum de culture et pas trop de préjugés je pouvais parler d’eux et exprimer mes opinions à ce sujet, mais je me rendais bien compte de mon inefficacité quasi-totale lorsqu’il fallait parler avec eux.

Si je pouvais à la rigueur parler d’eux avec d’autres « alcoologues », cela devenait une épreuve de force lorsque je tentais d’en parler avec des novices. Il m’a fallu des années de séminaires, congrès et manifestations diverses pour me rendre à cette évidence que la plupart des chefs de file dans ce domaine si difficile se cachaient derrière des savoirs et des théories. En fait, nous étions tous bien intentionnés, mais nous étions tous des novices en matière de savoir-faire.

Pendant des années j’ai étudié les théories avancées par les uns et par les autres, passant de l’une à l’autre et mettant chacune à l’épreuve sur le terrain sans grand succès. A l’époque, je croyais que ces théories essentiellement explicatives étaient vraies et qu’il suffisait de les appliquer pour obtenir des résultats. Lorsque les résultats n’étaient pas convaincants j’en déduisais naïvement que je n’avais pas compris la théorie ou que je ne savais pas l’appliquer. Je me remettais donc invariablement à analyser un peu plus la théorie du moment pour obtenir bien sûr un peu plus du même résultat. Pour reprendre la formule célèbre de Paul Watzlawick je faisais « plus de la même chose », mais je ne m’en rendais pas compte.

Mon passage dans les structures maladroitement nommées officiellement « Consultations d’Hygiène Alimentaires » ne m’a rien appris de plus. Ces structures dont une bonne partie étaient gérées d’en haut par le Comité de Défense Contre l’Alcoolisme » (aujourd’hui devenu : Association Nationale de Prévention de l’Alcoolisme) étaient centrées sur les méfaits du produit « alcool » et le dépistage des consommateurs excessifs. Tout cela me paraissait en total décalage avec les réalités du terrain et la hiérarchie pesait trop lourdement pour laisser des initiatives aux innovateurs de la base.

J’avais heureusement un lieu pour me ressourcer : l’équipe des formateurs de l’Association de Recherche et d’Enseignement en Alcoologie et en Toxicomanies (A.R.E.A.T.) au sein de laquelle j’ai travaillé pendant vingt deux ans. L’A.R.E.A.T. fut le premier Institut de formation en Alcoologie en France. Les promoteurs s’étaient formés au Québec. Pendant une bonne dizaines d’années l’A.R.E.A.T. fut pour moi un réel lieu de parole et de recherches, un endroit où je retrouvais des collègues et amis qui cherchaient réellement à former des alcoologues efficaces en perfectionnant sans cesse la pédagogie de la formation.

La définition de l’Alcoologie, adoptée collectivement en 1976 permettait à chacun de garder l’esprit ouvert. La voici : « l’Alcoologie, c’est la recherche permanente de l’élucidation des rapports entre l’homme et l’alcool. Elle s’inscrit dans l’ensemble des rapports entre l’homme et les produits psychotropes et toxiques ». Il y avait en germe l’addictologie d’aujourd’hui avec 24 ans d’avance…

L’A.R.E.A.T. m’a permis de réactualiser sans cesse mes connaissances au contact de mes collègues et des intervenants invités chaque année en septembre à exposer leur point de vue lors des « Cours d’Eté » d’Amiens. Ce que j’ai retenu aujourd’hui de plus précieux c’est l’affirmation suivante sans cesse réaffirmée par la pratique : plus l’alcoologue s’interroge sur ses propres représentations de l’alcool, de l’alcoolisation et de ses images concernant l’alcoolique, plus il devient efficace en pratique. Le savoir-faire clinique était donc hautement influencé par cette interrogation sur soi. Le fait était indéniable et l’efficacité de terrain n’était plus uniquement liée à un savoir académique.

Mais au fil des années, comme il arrive malheureusement à des institutions novatrices et productives la recherche a été laissée de côté et l’ambiance du groupe s’est dégradée à mesure de conflits de plus en plus pesants. Il me semblait que l’A.R.E.A.T. perdait chaque année un peu plus de l'avance qu'elle avait prise en matière de conduites addictives. Seuls subsistaient les stages de formation. La structure vivait sur ses acquis…

C’est dans ce contexte bien peu propice et avec maladresse, je dois bien le reconnaître, que j’ai introduit la Programmation Neurolinguistique entraînant un tiers des formateurs à se former après moi. Un nouveau clivage est venu s’ajouter aux multiples dissensions internes du groupe et, jouant le rôle classique du bouc émissaire, j’ai été contraint de quitter la structure…

C’est en 1988 que j’ai commencé à appliquer la PNL dans le centre de cure dans lequel j’avais fait mes débuts en alcoologie. Entre temps le centre s’était délocalisé et agrandi. J’y exerçais la fonction de responsable du dispositif thérapeutique. Mes débuts d’application de la PNL à la problématique des « alcooliques » ont été très prometteurs et tellement encourageants que j’ai poursuivi, seul, mes recherches. Je dois avouer que ma pratique en a été totalement bouleversée. Mes recherches m’ont conduit progressivement à créer un modèle PNL de traitement des personnes addictives. A ses débuts ce modèle a été reçu avec plus d’enthousiasme par les alcooliques eux-mêmes que par les alcoologues auprès de qui j’étais perçu comme une sorte d’illuminé, pour ne pas dire plus. Il est vrai que la PNL était peu connue à cette époque. Seule, la communauté PNL en appréciait la portée et l’utilité. Des essais successifs de publication dans des revues spécialisées se sont soldés par des refus sous des prétextes divers. Je me souviens d’un article qui a été présenté quatre fois et refusé à chaque fois sous des prétextes contradictoires.

Et après une expérience de collaboration malheureuse avec une structure dont je préfère taire le nom je me suis enfin décidé à faire ce que j’aurais dû faire depuis longtemps : créer ma propre structure. C’est ainsi que « SAVOIR FAIRE PNL » est née. L’Institut dispense des formations classiques et agréées en PNL, une formation en hypnone éricksonienne et des stages à thèmes, variables d’une année à l’autre. Il enseigne également mon modèle PNL de traitement pour des personnes addictives à des Maîtres-Praticiens en PNL. Savoir Faire PNL est agréé par NLPNL, l’Association Francophone des Certifiés en PNL.

Michel FACON (2007) Note du webmestre : ce texte qui avait été écrit à l'origine pour être publié dans le livre Face aux dépendances, le savoir-faire de la PNL, n'a pas été retenu dans la version définitive.


Date de création : 27/09/2012 @ 13:11
Dernière modification : 27/09/2012 @ 13:27
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